Ma collecte de fonds

Milo, notre porte-parole

Vos dons ont sauvé mes deux enfants.
Histoire d’une famille ayant eu deux prématurés.

 

« Participer à Pédalez pour les enfants nous a fait réaliser que nous n’étions pas seuls. Tant de gens nous ont aidés et nous ont appuyés. On a senti toute une communauté derrière nous, explique Muqeet, le père de Zayn. Les participants n’ont pas idée de ce que leur soutien a voulu dire pour nous. »

Ceux qui ont participé à Pédalez pour les enfants ces dernières années se souviendront peut-être d’Anissa, Muqeet et Zayn, la famille porte-parole de l’événement en 2016. Le petit Zayn né prématuré a donné à ses parents une admirable leçon de survie, de patience et d’amour. La famille est de retour avec nous cette année avec un tout nouveau membre… qui, une fois de plus, représente une histoire de survie hors du commun.

Après deux années difficiles, Zayn allant enfin mieux, Anissa est devenue enceinte de Milo. Dès le départ, elle savait que cette nouvelle grossesse pouvait s’avérer à risque élevé et en dépit d’une intervention destinée à prolonger son développement dans l’utérus, Milo est né à seulement 25 semaines. « Cette période a été épouvantable pour nous », souligne Muqeet. « Nous avons revécu la même chose qu’avec Zayn – en pire, parce que nous connaissions toutes les difficultés qui nous attendaient. Honnêtement, je ne pensais pas que j’y arriverais. »

Le petit Milo était un microprématuré. À son poids minimal, il ne pesait que 450 grammes, ce qui lui a valu le surnom de « miraculé d’une livre ». À sa naissance, son cerveau et ses poumons n’étaient pas complètement développés et il a fallu l’intuber de partout avant de l’installer dans l’incubateur de l’Unité des soins intensifs néonatals (USIN). Ce n’est qu’à sa troisième journée qu’Anissa a pu enfin le prendre dans ses bras et l’embrasser. « En le tenant contre moi, peau contre peau, après ces trois jours d’inquiétude, j’ai senti pour la première fois qu’il était à moi », dit-elle. En se remémorant à quel point Milo a lutté pour sa survie, les larmes montent aux yeux d’Anissa. « Quand tu vois ton enfant devenir tout bleu parce que son cœur faiblit, le temps s’arrête pendant les quelques minutes où l’on tente de le ranimer. Tu te sens parfaitement inutile pendant que la pièce se remplit de professionnels qui s’efforcent de lui sauver la vie. »

Il a fallu une semaine avant que Milo n’ouvre les yeux. Pendant tout ce temps, Anissa est restée à ses côtés. En fait, elle n’a pas quitté l’USIN pendant six semaines! Et elle ne l’a fait que parce que l’équipe a insisté pour qu’elle s’accorde un peu de repos. À la fin de la première semaine de Milo, Anissa et Muqeet ont engagé un photographe pour capter ce moment précieux. « J’avais trop peur pour espérer, et trop peur pour envisager la réalité », se souvient Anissa.

Milo a été suivi de près et soigné pendant des mois par les spécialistes de calibre mondial de l’USIN. Petit à petit, il a pris du mieux. Il est devenu plus fort. « J’en suis venue à considérer l’équipe comme des membres de notre famille, souligne Anissa. C’était les gens qui m’entouraient 24 heures par jour. Je me suis attachée à eux et je leur faisais une confiance totale pour ce que j’avais de plus précieux. » Muqeet, qui avait de la difficulté à établir un lien avec Milo, précise : « Les membres de l’équipe sont devenus mes psychothérapeutes. Ils m’ont rassuré et m’ont fait comprendre que Milo s’en sortirait. Sans eux, je pense que je n’aurais pas pu passer au travers de cette épreuve. »

Enfin, après 116 jours de soins intensifs à l’USIN, Milo a rejoint le reste de sa famille. Il est encore sous oxygène, mais prend des forces de jour en jour. « Le soutien que nous avons eu de Pédalez pour les enfants veut tout dire pour nous. Vos dons ont permis à mes deux enfants de survivre! »

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l’Hôpital de Montréal pour Enfants

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